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L'Auvergne à l'international

L'Auvergne à l'international

Beehope : un projet en Auvergne et à l'échelle européenne. 

Au-delà des pesticides et parasites, l’économie apicole dans son ensemble menace l’abeille noire dans son berceau ouest européen.

Des Combrailles à la Méditerranée, le projet Beehope tentera de sauver ce patrimoine.

L'Auvergne lutte contre le déclin de l'abeille noire : 

Après avoir survécu à deux glaciations, l’Apis mellifera mellifera, est menacée par les mutations de l’apiculture contemporaine, qui fait massivement appel à des abeilles importées.

L’abeille domestique est l’une des plus anciennes espèces animales domestiquées par l’homme.

Son aire de répartition naturelle va de l’Europe au Proche Orient en passant par l’Afrique. 

Les premières inquiétudes et le constat d’une surmortalité des abeilles domestiques remontent au début des années 1990, en France.

Parasites et pesticides ont été largement mis en cause pour expliquer ce phénomène.

Le projet Beehope

Les initiateurs du projet Beehope invitent à explorer une nouvelle piste en s’intéressant aux abeilles sauvages et à l’impact de l’importation.

« On a créé des combinaisons de gènes que la sélection naturelle élimine. Il faut donc se demander si les pertes ne sont pas aussi liées à des pratiques apicoles qui amènent une moins bonne adaptation des colonies à l’environnement », estime David Biron, chercheur CNRS/université Blaise-Pascal, et co-coordinateur du projet Beehope.

En lien avec les actions de protection de l’abeille noire de pays menées depuis 1990 avec l’aide et l’appui de la profession apicole, le lycée agricole des Combrailles, à Saint-Gervais d'Auvergne a été sollicité pour participer au projet BEEHOPE. 

D’une durée de 3 ans (2015-2017), ce projet européen vise à lancer une dynamique entre citoyens, apiculteurs, élus, scientifiques et formateurs apicoles afin de contribuer à la protection et à la valorisation de notre patrimoine : l’abeille noire.

Avec eux, le projet Beehope réunit cinq partenaires sur un axe nord-sud :

  • Le Laboratoire Micro-Organismes Génome Environnement (UMR CNRS/UBP/UDA 6023) de l’Université Blaise Pascal, campus des Cézeaux.
  • L' EGCE (Evolution Genome Comportement Ecologie)
  • Le centre d’études biologique de CHIZE du CNRS
  • L'Université Basque d’Espagne
  • L'Institut Polytechnique de Braganca
  • Le Centre INRA Poitou-Charentes.

Ils ont décroché un budget européen de 476.000 € sur trois ans pour ouvrir le dialogue et mettre en place l’union de conservatoires.

Beehope a aussi pour vocation de créer une dynamique entre les citoyens, les apiculteurs, les élus, les scientifiques et les formateurs.