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#En conclusion

#En conclusion

Acteurs majeurs du paysage économique auvergnat, les PME sont (et seront de plus en plus) au centre de deux mutations structurelles, mises en lumière dans les articles de ce dossier.

La première est l’innovation ouverte, qui prend le pas sur l’innovation classique. “Ouverte”, dans le sens où les acteurs économiques ont intérêt à aller chercher les nouvelles idées hors de leur périmètre classique. Cela concerne d’abord les individus, à l’instar de Babymoov qui rassemblent clients, partenaires, salariés de tous niveaux dans des marathons d’innovation ludiques et créatifs. Objectif selon Laurent Windenberger, co-fondateur de la PME: “l'ouverture, et baser l'innovation sur l'usage.”. Mais l’innovation ouverte est aussi une dynamique entre structures, de tous types et de toutes tailles. Exemple, avec le Factolab de Michelin, qui concrétise un partenariat entre le manufacturier et trois laboratoires clermontois pour co-développer des produits industriels. Mais également avec la prise de participation par Michelin et Limagrain dans la start-up des objets connectés Exotic Systems: ici, la clé du succès est l’écoute mutuelle, et le pilotage par la start-up - plus agile - avec la contribution active des deux grands comptes.

La seconde est la responsabilisation des collaborateurs au sein de l’entreprise. A l’instar de Biose, où Stanislas Desjonquères souhaite mettre l’homme au centre de l’organisation. Selon un principe simple: celui qui fait doit décider. Résultat: l’adoption d’un modèle de société SARA, “à responsabilité augmentée”. C’est la même logique qui fut suivie en 2015 par Jérémie Jacquart, dirigeant d’Euclid, avec l’organisation pour l’ensemble de ses collaborateurs d’un Forum Prospectif Collaboratif où tout le monde a pu prendre part à la stratégie de l’entreprise. “Les gens sont devenus acteurs de leur entreprise” résume le PDG, avant de recommander l’exercice à toutes les PME dont la culture interne le permet.

Ces modes d’organisation, plus ouverts, plus transversaux, sont aussi plus radicalement nouveaux et souvent disruptifs. Pour s’y préparer, il existe des dispositifs d’échange autour des bonnes pratiques et de la théorie liée à ces approches. Ainsi, ’Open Lab Exploration Innovation a été mis en place par Pascal Lièvre, de l’Ecole Universitaire de Management de Clermont. Tous les deux mois, de nombreux chercheurs et managers y interagissent autour des notions d’exploration et d’innovation. “Les entreprises doivent apprendre d’une manière permanente, elles doivent se « muscler » en termes de connaissances expérientielles et scientifiques” estime Pascal Lièvre. Au final, pour que les PME auvergnates participent pleinement à cette nouvelle économie de la connaissance ouverte.


 

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