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#En conclusion

#En conclusion

Comment, finalement, interpréter cette notion de “culture ouverte” ? A la lecture de ces articles, deux angles d’analyse s’offrent à nous.

Pour le premier, il s’agit de l’ouverture de la culture à son environnement. Celui-ci peut être sociétal ou économique: on le voit avec les initiatives du Pôle Design et Métiers d’Art, qui vise à appréhender les mutations de la société par l’expérimentation culturelle (bel exemple en a été donné lors de la Biennale 2017 de Saint-Etienne). Mais aussi avec l’association Cultures d’en Face à Moulins, qui accompagne les artistes pour les insérer dans l’écosystème culturel. Cet environnement peut aussi être historique et patrimonial : ce sont les valeurs portées par l’AMTA avec la notion de “patrimoine immatériel”, mais aussi par Julien Caron, qui décrit le festival de la Chaise-Dieu ainsi : “nos ailes vont loin, mais nos pieds sont enracinés”. Enfin, cet environnement est aussi constitué d’individus, avec la notion de culture accessible à tous. Lila Forcade, directrice de l’Orchestre d’Auvergne, a pour cela développé plusieurs actions en direction des enfants en difficulté sociale : “Cela les aide à leur redonner un projet, à les distraire, ça leur apprend la discipline de travail, la régularité, la concentration”.

Pour le second angle d’analyse, on peut se concentrer sur le processus de l’initiative culturelle. Qu’apporte-t-il ? Pour Jean-Marie Songy, directeur du Festival du Théâtre de Rue d’Aurillac, l’événement qu’il organise “est une sorte de thermomètre de nos pensées, de nos croyances, de nos perspectives à construire quelque chose ensemble.” : l’enjeu permis par la culture dans la rue est bien de tester notre volonté à être libre. Autre apport possible, celui des échanges et de l’enrichissement “inter-culturel”, par le croisement de différents patrimoines comme au Festival des Hautes Terres à Saint-Flour, mais aussi par l’approche collaborative (notamment poussée par le crowdfunding) de l’éditeur clermontois la Poule Qui Pond.

Quelle que soit la manière d’envisager la culture ouverte, elle ne peut qu’être source de richesses pour les individus, les communautés et les territoires.

Damien Caillard - www.inlocal.fr

 

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