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Eau en Auvergne

Eau en Auvergne

On dit que le Massif central est le « Château d’eau de la France ». Cette expression est aussi très souvent associée à la région Auvergne. Ce qualificatif repose en fait sur plusieurs facteurs : le patrimoine hydrographique, le niveau de précipitation, la quantité de sources d’eau naturelles de la région.

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Le Cordoulet à Sayat

Si l’eau est très présente en Auvergne, elle ne l’est toutefois pas de façon homogène...

Les précipitions moyennes sont de 920 mm/an. Mais, la situation est très contrastée. Si le Cantal sur les versants Ouest reçoit jusqu’à 2000 mm/an de précipitations (eau et neige), il suffit de passer le col du Lioran et d’aller à Murat, pour avoir des valeurs de 970 mm/an. Les plaines du centre et de l’Est de la région, elles, sont plutôt sous influence continentale et reçoivent moins de 800 mm/an (600 mm dans la Limage de Brioude à Clermont Ferrand, sur le bassin du Puy).

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Effet de Foehn au dessu de Clermont-Ferrand

Le climat de Clermont Ferrand est en partie expliqué par l’effet de Foehn. L’effet de fœhn (ou foehn) est lié à la présence de reliefs. Il explique en grande partie le climat de régions montagneuses. Ce phénomène découle des mouvements ascendants et descendants des masses d’air lorsqu’elles rencontrent un relief. Les mouvements ascendants de l’air à l’amont des reliefs, par effet de fœhn, y favorisent la formation de nuages et de précipitations. Cet effet est particulièrement visible de Clermont-Ferrand quand on regarde le Puy de Dôme. On remarque que bien souvent les perturbations se déchirent juste après la chaîne des Puys. Du coup, Clermont-Ferrand est assez rarement arrosée. Contrairement a ce que les gens pensent généralement, la capitale auvergnate n’est que peu arrosée par rapport aux autres villes de plus de 100 000 habitants. Ainsi, il pleut plus à Nice qu’à Clermont-Ferrand.

Donc, si en vacances en Auvergne, vous trouvez qu’il pleut trop, il suffit généralement de passer un col, de changer de vallée, pour bénéficier d’un autre micro-climat plus clément.

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La falaise de Malmouche et l'Allier

L’Auvergne possède un réseau hydrographique dense et ramifié dont le linéaire cumulé approche les 23 000 km pour les cours d’eau permanents (de plus d’un kilomètre de long) et les 38 000 kms si on y additionne les écoulements temporaires (de plus d’un kilomètre de long). La région est parcourue par la Loire, l’Allier, le Cher, la Dordogne (qui prend sa source au Puy de Sancy) et le Lot.

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La source de Chabana

On dénombre 109 sources d’eau minérale dans la région (626 en France), 10 stations thermales (sur 105) et 10 sites d’embouteillage (70 eaux minérales embouteillées en France).

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Le Lac d'Allier à Vichy

L’Auvergne est une région regorgeant de lacs : on en recense plus d’une soixantaine, éparpillés dans les quatre départements auvergnats. Leur présence est providentielle dans une région où l’été est très chaud et la mer distante de plus de 300 kilomètres…

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Mais les lacs auvergnats ne sont pas que des « oasis », ils présentent l’avantage d’être tous très différents les uns des autres, que ce soit par leurs origines, leurs tailles ou leurs cadres.

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Le lac d'En-Haut de la Godivelle

En vérité, vous pouvez rencontrer en Auvergne des lacs d’origine volcanique (lacs de cratère : les maars, lacs de barrage), d’autres origines naturelles (étangs nés de rivières) et d’origine artificielle (lacs de barrages et autres retenues, plans d’eau).

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Il ne faut, enfin, pas oublier la neige qui tombe en abondance sur les massifs de la région : Livradois, Forez, Chaîne des Puys, monts du Cantal, Monts de Velay, ...