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Réminiscences (volet2) Daniela Roman

Réminiscences (volet2) Daniela Roman

Pour sa huitième exposition, Grand Angle présente pour la seconde fois en Auvergne le travail de Daniela Roman, qui partage actuellement sa vie entre Paris et les Etats-Unis. Il s’agit ici du deuxième volet de Réminiscences, qui avait été programmé à la galerie au mois de novembre dernier.

Nous retrouvons ici les recherches photographiques propres à Daniela Roman, toujours empreintes d'une grande sensibilité picturale, et mettant en exergue un monde onirique et graphique. Mais également sa volonté d’entrainer le regardeur vers une expérimentation émotionnelle, accentuée notamment par ses recherches sur les procédés anciens et la technique des virages.

Le second volet de Réminiscences regroupe deux séries photographiques prises aux Etats-Unis: Enjoy California et une continuation de la série The Hamptons

Abordées comme deux histoires en noir et blanc, elles sont, comme souvent dans le travail de cette photographe, des impressions-associations captées par la caméra. Deux séries intimistes donc, l'une construite comme un road photo de l’Ouest américain s’ouvrant sur la route mythique jusqu’à l’exploration de la ville fantôme de Bodie; l'autre brossant un nouveau portrait singulier de sites des Hamptons, où matières, lumières et virages photographiques se rencontrent pour créer une étrange alchimie.

L’exposition est à découvrir du 20 Mai au 21 Juin 2014, du mardi au samedi de 10h à 19h ou sur rendez-vous, à la Galerie Grand Angle, au cœur du Centre Commercial Intermarché La Rotonde, Ceyrat.

 

Eléments biographiques

Daniela Roman est une photographe française née en Roumanie.Architecte de formation, elle étudie notamment la photographie au Centre Iris sous la Direction de Sabrina Biancuzzi et avec le photographe Klavdij Sluban à Arles. Depuis 2006 elle mène de front ses deux carrières.

D'abord attirée par la photographie numérique pour son caractère plus immédiat, Daniela Roman cantonne dorénavant cette technique à certains thèmes, et l'associe à des travaux moins intimistes. Aimant le grain et le travail en chambre noire elle se consacre dorénavant principalement au travail argentique, qui lui permet in fine de passer par toutes les étapes de la production iconique.

" J'aime travailler seule dans le noir. Etre en contact charnel avec l'agrandisseur, les papiers et les différents produits. Sentir le papier que l'on glisse dans le liquide ce n'est pas être devant son écran informatique. Mélanger et verser les produits, secouer les bacs, ce n'est pas appuyer sur les touches du clavier. Il y a manifestement un rapport physique, charnel, entre la photo et vous. Qui plus est, je suis de plus en plus curieuse des limites d’intervention sur l’image qu’offre la photographie argentique. "

Attirée par la photographie âpre de Daido Moriyama et par la vision documentaire poétique de Robert Franck, Daniela Roman axe actuellement  ses recherches sur les procédés anciens et la technique des virages photographiques, comme en témoigne son nouveau travail sur les Hamptons présenté ici.