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le Rocher

le Rocher

                                      Le rocher (bloc erratique)

 

                           Impacts sur un bloc erratique partiellement détruit.



                                                 Observations

 

Le Massif Central date de l’ère primaire, au secondaire de grandes quantités de sédiments se sont déposées dans les parties basses. Le tertiaire a vu le Massif Central subir le contrecoup du soulèvement des Alpes dans l’est et le sud-est, des monts cristallins soulevés constitués de gneiss et de granite (monts du Livradois, monts du Forez, monts du Lyonnais) donnant un relief de croupes arrondies, se sont formés.

 

Les rochers qui se trouvent dans les hauteurs peuvent avoir deux origines, la première issue de la formation et sont constitués des roches nommées ci-dessus, la 2ème est plus récente, ce sont des blocs erratiques qui furent déposées par les glaciers du Pléistocène au quaternaire il y a 1,6 millions d’années.

 

En conclusion qu’ils soient issus du secondaire jaillis au tertiaire ou rodés par les glaciers du quaternaire, aucun ne doit montrer de fentes ni d’arêtes vives comme en présentent les rochers dans les Alpes. Ces cassures sont dues aux énormes pressions subies lors d’un jaillissement suite à la collision de 2 plaques tectoniques (africaine et eurasienne pour l’exemple des Alpes).

 Cette forme plus ou moins arrondie est celle des rochers que nous rencontrons lors de promenades en forêt, c’est également celle du gros caillou au sommet de la colline de la Croix-Rousse à LYON.

Un seul parmi les plus gros trouvés en Auvergne, entre 100 et 200m3 de partie visible, offre des particularités étonnantes.

Le bois est dense, non entretenu et difficile d’accès, quand on observe l’environnement de celui-ci, on discerne des amoncellements de pierres formant un cercle (genre cromlech), ou traçant des voies, prouvant que ce lieu, au paléolithique supérieur, devait être un emplacement de culte, à noter la présence dans un rayon de 20km d’un dolmens très rare en Auvergne. Si les cassures (arêtes vives, fentes) avaient une origine naturelle sismique, les secousses auraient affecté de nombreux rochers. Dans ce cas précis, un seul a été touché, il a subi plusieurs impacts sur son flanc gauche qui l’on complètement fendu à droite et au centre comme si on avait voulu le pulvériser sans y parvenir complètement.


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