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#UPHEROS : un an déjà

#UPHEROS : un an déjà

Pour faire un bon #UPHEROS, il vous faut :

  • une foule de personnes motivées et bienveillantes
  • une ambiance conviviale et détendue
  • de l’optimisme à forte dose
  • des personnalités qui n’ont pas peur de parler de leurs erreurs et de leurs moyens pour mieux rebondir et construire le succès.

Tout commence par une histoire de bons conseils…

Sigolène et Olivier Morichau-Beauchant sont à l’origine d’un mélange détonnant :la gastronomie et l’innovation !

Ils ont créée BRUM’ : un nouveau système d’aromatisation biologique, à base d’huiles essentielles contenues dans un flacon airless en aluminium. Née le 10 juin 2008, en Haute-Loire BRUM’ est désormais une entreprise qui fait sensation en Auvergne et ailleurs.

Lors du failchat #UPHEROS, Sigolène nous a fait partager son expérience d’entrepreneuse. S’il fallait retenir un conseil ce serait de ne pas s’entêter et ne pas se laisser influencer.

Au départ, les chants des sirènes ont été trop fort : à écouter les conseils, il fallait donc se lancer sur le marché des professionnels de la restauration et ne pas commencer par le grand public.

Seul bémol : leur produit est une véritable innovation en la matière : donc pas de marché, pas de référence !

Il a cependant été très compliqué de convaincre les restaurateurs et les professionnels de la restauration d’utiliser BRUM’. Un produit innovant dans un milieu traditionnel : pas facile de s’imposer.

Alors on retient :

  • les conseils servent d’informations mais mieux vaut ne pas se laisser influer 
  • Une structure de petite taille peut être un atout ; plutôt que de s’entêter, mieux vaut changer et profiter de la souplesse de sa structure.

Sebastien Pissavy, de Jeuxvidéos.com se retrouve tout à fait dans le témoignage de Sigolène.

Il y a 8 ans, il a créée avec ses partenaires le site Jeuxvidéos.com : un site d’informations sur les jeux vidéos.

Des influenceurs leur ont conseillé de changer la couleur de leur site web afin de générer plus de trafic et d’apporter plus de confort visuel aux utilisateurs. Ils se sont donc tournés vers une couleur plus « consensuelle » : le bleu et en ont profité pour changer l’identité du site. Malheureusement les gens ne se sont plus reconnus sur le site…

Pour Sébastien, ses propres erreurs autant que des conseils peu avisés peuvent permettre de remettre en question son projet.

 

On retient donc :

- Ne pas changer les habitudes des visiteurs du jour au lendemain.

Olivier Bernasson a créée Pecheurs.com, en 200 : un site communautaire devenu marchand par la suite.

Lui et ses partenaires ont acquis des compétences au fur et à mesure dans la société. Cependant, les valeurs de départ n’étaient pas fondamentalement les même pour tous les associés. Or, si on ne partage pas les même valeurs, cela peut avoir des conséquences dramatiques et amener à un départ. L’ambiance devient compliquée entre les associés de l’entreprise.

C’est pourquoi s’il ne fallait retenir qu’un conseil : « il faut trancher les choses dès le départ ».

Selon Olivier, mieux vaut parler d’erreurs que d’échecs. Les échecs peuvent tuer, il ne faut pas les dédramatiser. Tenter sa boîte, cela ne se fait pas du jour au lendemain, cela demande de l’engagement. Il faut bien garder à l’esprit que les erreurs peuvent empêcher les échecs. Mieux vaut faire plein d’erreurs qu’un échec.

Enfin, Philippe Laurent fondateur de 3I Nature et président de l’association Auvergne Nouveau Monde a profité de ce failchat pour nous faire part de ses erreurs et de ses conseils pour mieux rebondir.

Il a tenu à remercier les pionniers du Nouveau Monde, Epicentre et le Connecteur sans qui les #UPHEROS ne pourraient avoir lieu et rassembler autant de participants.

Selon lui, il faut trouver l’énergie nécessaire pour rebondir de ses erreurs.

Son entreprise a commencé avec quelques salariés en 1987. Docteur en Pharmacie, il a créé le Laboratoire de Phytothérapie et d’Herboristerie et s’impose rapidement comme industriel de référence dans le développement, la fabrication et le conditionnement de compléments alimentaires. Il a installé ses entreprises en Auvergne, à Lyon et à Paris… bref, l’activité battait son plein. Ses préparations à base de plantes étaient alors remboursées par la Sécu. Il a suffi d’une loi pour faire évoluer ce remboursement, le 30 août 1988. Son chiffre d’affaires a baissé de 60%. Heureusement alors, il n’avait « que » 50 salariés.

Ce qu’il a appris de ce fail : la passion peut être un ennemi. Il faut apprendre ensemble et faire résonner l’intelligence collective pour anticiper et s’investir dans son projet.

Des conseils avisés, des entrepreneurs ravis de partager leurs expériences et surtout une ambiance décontractée! Que demander de plus pour fêter la première année de ces #UPHEROS?