724

Ventes sur Internet et Commerce connecté

Ventes sur Internet et Commerce connecté

Suite à un article paru sur "La Montagne" dont voici un extrait :

  • [« La vente sur Internet nous fait un peu de mal »

Entre la baisse du pouvoir d'achat, la vente sur Internet ou les ventes privées, plus question de diminuer les prix graduellement selon les démarques. « Il y a une grosse attente de la part de notre clientèle, assure ..... La période des fêtes n'a pas été mauvaise, mais les stocks se sont moins bien écoulés. Du coup, nous misons sur de grosses réductions dès le premier jour. Et puis il faut dire que la vente sur Internet nous fait un peu de mal. On le ressent bien, les promotions, les exclusivités web, les frais d'envoi au rabais ou inexistants, il y a toujours quelque chose, un petit plus, pour attirer le client. »]

  • Précisons que l’activité économique n’est pas un gâteau à partager. Dans le respect de chaque acteur, une concurrence est saine à partir du moment où les barrières externes n’entravent pas la progression de l’activité. Quand l’administration veut imposer une demande d’ouverture pour les dépôts en « drive »,  elle ralentit le progrès sans favoriser ni le consommateur, ni aucun autres acteurs. Elle crée seulement une barrière supplémentaire.
  • Il est vrai que dans les esprits la lutte peut paraître inégale entre la grande surface, le drive, l’e-commerce qui vous sollicite par tous les moyens sur votre ordinateur et le fait de se déplacer dans un magasin de centre-ville. Remettons les choses à leur place. Après l’avènement des grandes surfaces, le commerce de détail n’a pas disparu. Certains détaillants ont saisi l’opportunité de la grande surface, d’autres non.
  • A chaque mutation, chacun mesure le risque qu’il a d’y aller ou pas.  
  • Les ventes directes à partir du web ne représentent qu'environ 8 % du commerce de détail, 10 % dans la mode et l'habillement.

 

  • Si cette forme de commerce offre de nombreux avantages pour les consommateurs (choix, prix, ...) , il y a aussi des inconvénients (toucher le produit, attendre la livraison, paiement sécurisé, conseils, service, anonymat du vendeur, ...).

Les canaux de distribution se diversifient mais aucun ne disparait jamais pour peu que chaque acteur modifie la vision qu’il a de son activité et anticipe sur les ressources à mettre en oeuvre.

 

  • La progression du nombre de smartphones (65 % des mobiles - Source GFK) montre que le commerce de détail a des atouts à faire valoir, pour peu qu'il entre dans l'ère du numérique. La région fait des efforts sur le numérique et il n'y a jamais eu autant de start-up avec des offres d'applications pour IOS et Android  (En 2012, 340 000 applications iPhone ont été développées et 1 million d’applications étaient  présentes dans l’AppStore) . Le tout est de pouvoir rencontrer un client attentif et réceptif aux nouvelles technologies.
  • La consultation sur Smartphone en mobilité progresse. Certaines applications mobiles poussent les clients hors de votre magasin au lieu de les attirer à l'intérieur, en permettant de comparer les articles et qui fait des magasins des centres d'exposition.
  • Il ne s'agit pas de rester inactif face à ce phénomène. Les solutions inverses existent, à commencer par un bon référencement sur les portails ; les mobinautes cherchent souvent des informations basiques sur leurs mobiles.
  • Il existent d'autres leviers suivant la nature de votre activité. Les solutions mobiles en géolocalisation  - près de 40 % des consommateurs sont prêts à les accepter quand le deal est gagnant-gagnant - sont capables de « pousser » une offre au bon moment et une zone de chalandise prédéterminée.
  •  
  •  Les autres exemples des associations de commerçants du Puy et de Montluçon montrent aussi une voie qui est  intéressante en exposant sur le Web le catalogue d’un acteur local.

Une stratégie numérique de séduction dirigée vers les clients en magasins est aujourd’hui possible, même à petite échelle et peut être mise en oeuvre pour préserver l’activité locale, l’emploi existant des détaillants, et en créant de nouveaux emplois dans le numérique.